lundi 15 février 2010

J'ai pas besoin...

"J'm'en fous. J'ai pas besoin de toi. Pas besoin de tes bras. Ton image reflète ce que j'aime pas." Joyce Jonathan.

Être ou ne pas être? Telle est la question. Ne pas être, c'est tellement plus facile. Comme si la vie se résumait au silence et au vide. Le néant, voilà ce qui nous entoure. Et puis, comme si on avait le choix. Puisque ne pas être revient à mourir, et puisque être ne s'agit pas forcément vivre, dans la mesure ou l'on peut être en étant mort. Je veux sentir ton cœur battre pour le mien, je veux pouvoir toucher du bout des doigts ce rêve qui me hante depuis si longtemps déjà. Le bonheur est illusoire, il nous fait croire en des choses qui n'existent pas, le bonheur est une science abstraite qu'il faut savoir manier avec précautions, vigueur et légèreté. C'est ainsi qu'il est difficile de savoir quand s'arrêtent les limites du bonheur dans lequel on croit nager parfois. Car oui, je le pense, être heureux c'est simplement croire en quelque chose qui, d'une façon ou d'une autre, contribuera à notre fin, et c'est seulement avant le dernier souffle rendu qu'on se rendra compte de la bêtise à laquelle on a fait preuve, de notre naïveté vis-à-vis de ce soi-disant sentiment qu'est la "joie".

Que dire de plus?



J'suis une rebelle.
Si, c'est vrai. Parce que dans notre société, quand on a quinze ans, qu'on fume et qu'on est pas comme tout le monde, on est rebelle. Appelez-moi rebelle, cinglée, tarée, prostituée, idiote, mesquine, hypocrite, cruelle, instable si vous êtes cap; moi je m'en fous.

Quand un simple parfum devient l'allégorie de l'amour.

Chaleurs, humeurs, voluptés. Odeurs de peau, poussières de toi. Ça sent quoi, l'amour? Souvent l'orage et la fumée, parfois l'insolation. Il y a des peaux douces comme des baisers, il y a des arômes d'épices et de soufre avec un frisson de danger. L'amour dans la peau... Ça sent l'ambre et l'herbe foulée, ça a le goût du miel et du vent, des vapeurs de l'été. Pour un être dont la trace nous chavire, un autre suit (que l'on ne peut sentir). Attraction, répulsion? Certains savants expliquent ainsi le coup de foudre: les amants auraient d'abord des chimies compatibles, des atomes crochus, des effluves électifs. Inutile de résister; le désir est une fièvre infusée dans les synapses. C'est une coulée de lave, le début (la fin?) d'un monde. En matière amoureuse, rien de plus variable qu'un cœur humain; les fragrances y font écho.